La section locale 4848 a de sérieuses préoccupations concernant l’annonce faite le 11 février touchant six hôpitaux dans la province du Nouveau-Brunswick.

La décision du gouvernement de fermer 6 services d’urgence partout dans la province augmentera inutilement le temps de déplacement vers les grands centres. Cette décision affecte directement la sécurité publique en cas d’urgence. Les grands centres sont déjà surchargés. Le fait que les ambulanciers paramédicaux doivent attendre dans les couloirs de l’hôpital pour le personnel hospitalier réduit déjà considérablement les disponibilités des ambulances pour les appels au 911. Le public sera désormais forcé de se déplacer, et dans certaines régions, plus d’une heure pour se rendre dans un établissement de soins. En fait, avec ces trajets plus longs, le risque d’incidents augmentera et épuisera davantage les précieuses ressources de cette province et mettra à risque la sécurité publique. Tous les services d’urgence et toutes les cliniques jouent un rôle essentiel dans cette province, encore plus dans les régions rurales du Nouveau-Brunswick. Comme le dit le dicton, ce changement ne sera rien de plus que « déshabiller Pierre pour habiller Paul » et comme l’histoire l’a montré, ça ne fonctionne jamais.

Les ambulanciers paramédicaux et les répartiteurs d’Ambulance Nouveau-Brunswick travaillent au plus haut niveau de leurs compétences professionnelles. Une plus longue période d’évaluation et de traitement affectera directement le public nécessitant une attention médicale. En éliminant ces services, nos répartiteurs seront affectés de façon négative car les appels peuvent être de plus longue durée, selon le type d’instructions avant l’arrivée de l’ambulance. Ces situations vont certainement affecter la sécurité publique.

Dans les situations médicales d’urgence, les professionnels de la santé se réfèrent au terme « heure d’or ». L’heure d’or est à partir du moment où l’incident s’est produit jusqu’à l’arrivée au service d’urgence. Étant donné que la majorité de ce temps sera consacré au transport vers les grands hôpitaux qui resteront ouverts, nous ne pourrons peut-être pas changer le résultat de ces situations d’urgence.

La solution pour les soins de santé au Nouveau-Brunswick ne devrait jamais être l’élimination des services! Si nous voulons vraiment réformer les soins de santé au Nouveau-Brunswick, nous devons chercher au-delà de la fermeture des services d’urgence. Nous devons investir dans notre personnel et mettre l’accent sur la rémunération et le recrutement du personnel pour le service exceptionnel qu’ils fournissent tous les jours en faisant face aux répercussions des décisions du gouvernement précédent.

Pour la sécurité du public, nous vous demandons de reconsidérer ces changements.

 

Andrew McLean

Président, Section locale 4848