Président

A l’intention des membres du SCFP 4848,

Récemment, j’ai eu le privilège de rencontrer les membres du CGCM afin de connaître les problèmes liés à leur rôle au sein d’Ambulance NB. Les travailleuses/travailleurs paramédicaux sont nos “personnes-ressources” pour toutes nos interventions: appels aux policiers ou aux pompiers, responsabilité pour les clés, ou une autre ambulance, tout en essayant de suivre un plan de l’état du réseau qui change continuellement.Ils gèrent tout ceci et plus encore avec la direction en personne derrière eux. À partir de l’appel initial, en passant par le 911, jusqu’à ce que nos travailleuses/travailleurs paramédicaux franchissent le seuil, il est possible que les membres du CGCM soient demeurés en ligne pendant une période de temps prolongée avec l’appelant tout en lui fournissant des directives sur les soins avant notre arrivée.

En tant que travailleuses/travailleurs paramédicaux, nous nous déplaçons sur les lieux et constatons la situation et la condition des patients. Quoique nous sommes témoins de situations que nous ne pourrons jamais oublier, nos répartitrices/répartiteurs n’ont que leur propre image de la situation et souvent ne reçoivent aucun suivi.  De plus, et ce souvent, ils n’ont même pas le temps de réfléchir à l’appel puisqu’un autre appel survient lorsqu’ils raccrochent.

Dans une période de 24 heures, en moyenne plus de 350 interventions sont transmises par nos membres; et lors de journées chargées, ce nombre peut s’élever au-delà de 400, ce qui signifie que certains préposés doivent répondre de 80 à 90 appels par quart de travail. En raison d’un effectif insuffisant, souvent nos répartitrices/répartiteurs couvrent plus d’une région à la fois. Les répartitrices/répartiteurs des services d’urgence d’ANB figurent parmi les moins rémunérés en plus d’être les plus occupés dans la province.  La rétention et le recrutement demeurent difficiles étant donné la charge de travail et le faible salaire.

J’aimerais féliciter chaque préposé aux appels et répartitrice/répartiteur ayant encadré un appelant au niveau RCR ou procuré toute autre directive de survie et de soins avant l’arrivée du soutien, et de ce fait éviter des conséquences aux patients.  Les travailleuses/travailleurs paramédicaux et les répartitrices/répartiteurs méritent un meilleur salaire en raison du service prodigué! Le Conseil exécutif demeure déterminé à faire pression pour atteindre cet objectif.

Au cours des douze dernières années, la communication au sein de la section locale n’a pas été ce qu’elle devrait être et j’en entends parler trop souvent.  Ceci étant dit, pour le temps dont dispose le Conseil exécutif actuel du SCFP 4848, je m’engage à ce que soit améliorée notre communication et de fournir des mises à jour à tous les membres, au fur et à mesure que la situation évolue et lorsqu’il est approprié de le faire.L’information qui sera transmise ne sera peut-être pas ce que la plupart d’entre vous voulez entendre; toutefois il est de notre devoir de vous informer en tant que dirigeants élus de la section locale.

Jours après jour, les travailleuses/travailleurs paramédicaux et les répartitrices/répartiteurs doivent traiter avec des facteurs de stress à la fois physiquement et mentalement. Veuillez vous assurer de prendre du temps pour vous-même et parlez à quelqu’un si vous en ressentez le besoin. Encore une fois, même avec l’incertitude qui règne au niveau de notre classification, je vous demande de demeurer respectueux envers les membres de notre section locale, les autres membres du SCFP et la population.

 

Respectueusement,

Andrew McLean
Président, Section locale du SCFP 4848